Sous l'Empire romain
Sous le règne de l'empereur Auguste,suite à plusieurs campagnes militaires, l'espace alpin fut progressivement
annexé à l'Empire romain, suite à plusieurs
campagnes militaires. La région des Alpes rhétiques
fut soumise en 1615 av. J.C., après une grande offensive en
tenaille accompagnée d'attaques de diversion. Un fort, dont
les traces archéologiques (ruines d'un mur d'enceinte et objets
divers) furent découvertes lors de fouilles
en 1967, avait été construit sur le promontoire rocheux
de Castelgrande pour servir de base à cette conquête.
A la suite de la consolidation administrative de l'Empire et du déplacement
de ses frontières à l'est du Rhin, cet établissement
militaire perdit, au cours du 1er siècle apr. J.C., sa raison
d'être et fut abandonné.
Dans le cadre des réformes de l'Empire sous Dioclétien
et Constantin, au lVe siècle apr. J.C., la place fut à nouveau
fortifiée par un système défensif graduel, constitué de
forts et de tours de guets. La ligne de défense intérieure,
qui devait protéger l'Italie, était composée
d'une chaîne de fortifications implantée aux débouchés
méridionaux des Alpes. Ce concept de défense rendit
la construction d'un château à Bellinzone indispensable.
Vers le milieu du IVe siècle, un vaste ouvrage défensif
fut érigé sur la crête rocheuse de Castelgrande,
capable d'abriter une cohorte entière (environ 1000 hommes).
Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir,
au sud du plateau, les vestiges du mur d'enceinte et d'une porte,
murée ultérieurement.
Le comté (comitatus) de Bellinzone, mentionné pour
la première fois comme circonscription administrative dans
un document du Xle siècle, est sans doute né de la concentration
de gens qui approvisionnaient cette place forte. Son église
paroissiale, édifiée probablement entre le Ve et le
VIe siècle dans le périmètre du château,
fut dédiée à Saint Pierre. L'efficacité du
système de défense fut prouvée lorsqu'en 475,
une armée de 900 Alamans, ayant probablement franchi le Saint Bernardin,
fut vaincue aux «Campi canini» (près de l'actuel
Arbedo, au nord de Bellinzone) et dut battre en retraite.
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